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Pornic Basket St Michel
Pays de Retz
 
 

pbsm - CALAIS

17/02/2018
I/ y a 3 jours après sa défaite au biathlon sur le 20 km, Martin Fourcade analysait sa défaite en ces termes « J’ai manque de fraicheur et de lucidité ». Je n’aime pas écrire sur les défaites parce que ce n’est pas facile. C’est un exercice de style ou il faut dépasser amertume et regrets. Il ne faut pas tomber dans la recherche de coupables. Il ne faut pas non plus tomber dans l’absolution des fautes et des péchés. Alors finalement il est plus facile de reprendre les terme d’un champion pour tenter de justifier (d’ailleurs est ce nécessaire) ou d’expliquer la défaite d’hier.
Manque de fraicheur donc de lucidité est pour moi la seule explication à retenir. Je l’avais écrit avant le match, l’élément déterminant serait le remplissage ou non de l’infirmerie. Le retour ou non de nos blessés que ce soit Yannick, Vincent ou tout dernièrement Bernard, et malheureusement aucun des trois ne nous fût rendu. Ces chassés croisés entre parquet et banc de touche handicapent réellement le groupe Pornicais en terme d’effectif mais aussi de stabilité des systèmes de jeu.
En dépit du renfort de Enzo, qui a tenu je crois beaucoup plus qu’un simple rôle de remplaçant d’urgence, il était évident avant le début du match que l’avantage était donné à Calais, qui bien que privé aussi de certains joueurs, affichait un effectif plus haut en taille et plus consistant.
Et pourtant dans ces conditions, les Reds n’ont pas fait pâle figure bien au contraire. La première mi-temps leur permettait et nous permettait de croire en une possible victoire. L’adresse et l’engagement leur offraient une courte avance avant la pause.
Mais tout cela ne pouvait avoir eu de répercussions sur leur condition physique et mentale. Pour rester à hauteur de leur adversaire, Pornic était obligée de redoubler d’efforts. La rapidité du rythme imposé par Calais dans la construction de jeu (qu’est-ce que leur balle pouvait tourner vite d’un côté sur l’autre) avait pour conséquence d’essouffler et de fatiguer les Pornicais. Ce manque d’énergie a eu très vite comme effets de ralentir les déplacements, d’entrainer des pertes de balles, de provoquer un manque de précision dans les tirs et peut-être de justesse dans certains choix. C’est ce qu’on appelle le manque de lucidité. Cela ne se produit pas de façon volontaire, cela arrive parce que l’instinct l’emporte sur la raison et la construction. Et c’est ainsi que nos Reds ont commencé à déjouer et que Calais les a étouffés peu à peu. La fin du match ne sera je crois qu’une souffrance pour les joueurs et le public, malheureusement.
Il y a trois jours Martin Fourcade était dans l’amertume et la déception, aujourd’hui Martin Fourcade prend sa revanche (sur lui-même et ses adversaires) et offre un titre olympique à la France au bout d’une incroyable course et d’un peu de suspens, alors je souhaite la même chose à nos Reds, qu’ils prennent leurs revanches sur leurs coups du sort dans les journées de championnat qu’il reste à vivre.
 
Hello les supporters et amoureux du PBSM, trop facile vous me direz le titre de cette chronique à quelques jours de la réception de Calais Basket mais finalement il n’y a rien de facile dans la tâche qui attend nos valeureux Pornicais.
Je viens de relire l’article du match aller, 4ème match de la saison et le...
 
Ils sont venus, ils ont combattu, ils ont vaincu
Dans une salle pleine à craquer et dans une ambiance survoltée, non je plaisante, quelle tristesse ces salles de la couronne Parisienne. Peu de public, pas d’ambiance, au point même qu’hier soir une partie du public tournait même le dos au parquet, n’étant finalement venue que pour être ensemble dans un espacé chauffé.
Bon vous l’aurez compris le match d’hier soir n’obtiendra pas la palme de la ferveur populaire.
Ils sont venus
L’inquiétude était de mise cette semaine au vu des conditions climatiques et de circulation dans le bassin Pari...

PBSM - FOUGERES...

 
 

PBSM / LAVAL


Et bien vous savez quoi je vais écrire sur un m...
 
Calais, le 07/10/2017
Ce n’est jamais facile d’écrire un len...
 
Pornic: 30/09/2017
Alors mes amis supporters, vous allez comment aujourd’hui ? J’espère que vous êtes ...
 
Poissy, le 23/09/17
 
Dans la défaite il y a toujours des petites victoires. Je sai...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Hello les supporters et amoureux du PBSM, trop facile vous me direz le titre de cette chronique à quelques jours de la réception de Calais Basket mais finalement il n’y a rien de facile dans la tâche qui attend nos valeureux Pornicais.
Je viens de relire l’article du match aller, 4ème match de la saison et le PBSM subissait une lourde défaite 87/55 sur les terres Calaisiennes. Ce soir-là on comptait un blessé dans les rangs Pornicais, notre solide et régulier artilleur Cédric Ferchaud ne faisait pas partie de l’effectif. Cette absence cumulée à un premier quart temps catastrophique avait mené à une lourde défaite ou le sentiment qui prédominait était non pas la résignation mais un manque certain de combativité et un peu de démobilisation.
Aujourd’hui certaines cartes ont un peu changé. Certes l’infirmerie n’arrête pas de connaître des mouvements et on ne sait sur quel effectif pourra réellement compter Donald Chantreau. Mais d’un autre côté depuis le début de l’année les Pornicais ont arraché 3 victoires sur 4 rencontres, la défaite contre Vitré s’inscrivant dans une certaine logique. Je n’ai pas pu assister à toutes les rencontres (mais heureusement la vidéo m’a permis de les suivre) mais il y a certains enseignements à tirer. Depuis le retour des vacances on sent et ressent que les corps et les esprits ont changé et progressé.
On sent dorénavant que le « groupe » fonctionne mieux et a trouvé son équilibre, ne perd plus pied dans l’adversité. Voilà pour l’esprit collectif, à titre individuel on sent aussi que des joueurs comme Aurélien, Valentin ou Corentin trouvent ou retrouvent une certaine confiance en leurs qualités et cela apporte un afflux supplémentaire d’énergie et de réussite.
Les corps vont mieux aussi pour certains, François et Matthias en sont les exemples les plus flagrants, leur tonicité et endurance retrouvées en font des éléments fiables et stables.
Alors avec tous ces petits ingrédients pourquoi ne pas espérer que les Pornicais réussissent ce samedi à garder la salle Yves Loquet invincible encore un peu plus longtemps.
Allez à samedi dans les tribunes,
Miss Sophie
Ils sont venus, ils ont combattu, ils ont vaincu
Dans une salle pleine à craquer et dans une ambiance survoltée, non je plaisante, quelle tristesse ces salles de la couronne Parisienne. Peu de public, pas d’ambiance, au point même qu’hier soir une partie du public tournait même le dos au parquet, n’étant finalement venue que pour être ensemble dans un espacé chauffé.
Bon vous l’aurez compris le match d’hier soir n’obtiendra pas la palme de la ferveur populaire.
Ils sont venus
L’inquiétude était de mise cette semaine au vu des conditions climatiques et de circulation dans le bassin Parisien. Heureusement la température clémente et l’arrêt des chutes de neige ont rendu possible le déplacement des Reds dans de relatives bonnes conditions, si ce n’est que Titi n’a pas pu utiliser son Turbo.
Ils ont combattu
Toujours privé de Vincent, à qui je souhaite de revenir vite sur les parquets, les Reds ont connu un début de match poussif. Il faudra attendre presque 3 minutes avant l’ouverture du score et c’est Bernard qui inscrit ces premiers points. La première période est brouillonne et entachée de nombreuses pertes de balles et d’un incroyable manque de réussite aux tirs. On ne peut pas réellement dire que les équipes font jeu égal mais plutôt qu’il y a égalité dans l’absence de jeu. Et si Pornic mène cette manche c’est Juvisy qui l’empoche avec un tir à 3 points au buzzer 17/16.
A l’entame du deuxième quart temps, Juvisy sans doute galvanisé par ce dernier tir réussit à porter son avance à 5 points. Heureusement de belles interceptions concrétisées par Cédric et Bernard permettent à Pornic de revenir à égalité 24/24. Si en première période le compteur faute restait plutôt clément pour nos Reds, ce n’était plus le cas et dès la 7ème minute les Reds étaient crédités de 5 fautes collectives et 3 autres seront encore sifflées avant la mi-temps. A moins d’une minute de la fin les deux équipes sont à égalité 34/34, Pornic s’imposera encore sur le fil avec un toutefois encore un nouveau tir primé de Juvisy au buzzer : 37/38.
Allez mi-temps, un petit tour au bar pour une bière avec beaucoup de mousse ou un coca.
En moins de 2 minutes Samuel commet deux fautes coup sur coup et quitte donc le terrain de façon prématurée. Heureusement Matthias arrivera à contenir les assauts offensifs sans commettre des fautes qui auraient pu handicaper son équipe. Les équipes restent d’abord au coude à coude (44/45 à la 5ème) mais Juvisy se sent en confiance et oppose une défense plus sûre et plus dure et porte son avance à 7 points 59/52 à la 8ème et la conserve jusqu’à la fin de la période.
Une fois de plus le score reste sans évolution pendant de longues minutes et quand les compteurs se débloquent c’est à l’avantage de Pornic qui revient à 59/57 grâce à Matthias. A la 4ème les Reds perdent à nouveau un joueur puisque Aurélien commet sa 5ème faute (tout du moins aux yeux de l’arbitre) mais réussit quand même à reprendre l’avantage 60/61. Le mano à mano (sans trop de style quand même) continue, il reste 1’40’’ et Pornic est toujours devant 65/67. On sent que le match peut basculer à tout moment et on se dit même (les deux supporters Pornicais assis côte à côte) que c’est l’arbitrage qui peut faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre. Valentin porte l’avantage des Reds à 4 points 65/69 mais Juvisy est toujours dans la course 67/69. A 35 secondes de la fin c’est Bernard qui sort pour 5 fautes, on craint que cette ultime sortie puisse déstabiliser le groupe. Les derniers instants seront des oppositions à distance sur la ligne des lancers-francs (ou la réussite n’était pas au rendez pour les deux équipes) et c’est finalement Pornic qui s’impose 67/71 avec deux derniers lancers francs réussis par Cédric.
Ils ont vaincu
Pornic repartira donc avec sa première victoire à l’extérieur. Même si le match ne fût pas d’une grande qualité sportive ni même arbitrale (l’un allant souvent avec l’autre il faut le dire). Je me dis qu’il y a quelques mois, les Reds n’auraient peut-être pas eu les ressources mentales pour arracher cette victoire. C’est ce changement que je tiens à souligner, depuis le début d’année, les Reds affichent une nouvelle et belle solidité. Cette solidité alliée à une énergie toujours présente à l’image de Valentin, Bernard ou Corentin leur a permis de repartir avec les 2 points de la victoire et de quitter la zone des relégables.
Un seul regret, ne pas avoir emmené de Champagne pour célébrer comme il se doit cette victoire.

PBSM - FOUGERES

Bonjour mes petits Reds,
Et oui je vous appelle mes petits Reds même si vous êtes tous plus grands que moi (de toutes façons ce n’est pas difficile à faire), je dis petits comme à des enfants car je me doute qu’après la cruelle défaite de samedi, cette dernière désillusion laisse autant de traces qu’une sale note à un contrôle après avoir révisé.
Bon j’ai suivi le match sur le live, et j’avoue qu’après le 10/0 que vous avez encaissé en prolongation je me suis déconnectée car je me disais que c’était cuit. Malheureusement pour moi j’ai eu raison.
Je ne vais pas vous parler d’individualités car si je me souviens bien le basket-ball est un sport collectif. Ce que je retiens c’est que votre collectif a peut-être échoué mais que votre collectif n’est pas finalement si en deça du niveau de la poule. Vos récentes et courtes défaites contre Tours, Rennes et Fougères (pour celle-ci je m’appuie sur le score à la fin du temps règlementaire) sont rageantes mais cela prouve aussi que face à ces équipes que l’on qualifiait en début de saison d’un niveau supérieure à la vôtre (à la nôtre) vous avez su hisser votre niveau de jeu.
Au lendemain de ces défaites on essaye de trouver et les causes et les responsables, je n’irai pas remettre en cause l’engagement de chacun car je vous connais assez pour savoir que l’explication n’est sans doute pas là. Vous avez vécu des semaines difficiles ou les absences pour blessures ont compliqué beaucoup de choses et ont aussi émoussé votre potentiel physique. Donc pour moi vous ne faites que traverser un « down » physique, nul doute que vos corps sauront dépasser ce déficit temporaire. L’arrivée d’un nouveau joueur n’a fait qu’absorber une absence et pas renforcer un effectif et on savait que l’effectif de neuf joueurs serait forcément un peu court et vous êtes, nous sommes, face à cette triste réalité. Cette ultime arrivée qui n’est pas un remplacement poste pour poste fait aussi que certains d’entre vous glissent de poste en poste de façon ponctuelle ou permanente, ce qui veut dire qu’une fois de plus vous devez passer par une phase d’adaptation pour que ce nouveau collectif soit efficace.
Alors oubliez ces cruelles désillusions, dépassez-les, et retournez au charbon comme on dit. Rien n’est joué.
Miss Sophie

PBSM que je t’aime que je t’aime

Ah qu’elle était belle cette soirée, à la fois placée sous le signe du passé, du présent et du futur.
Ces dernières semaines, on a souvent décrié le manque de motivation ou d’implication des joueurs sur le terrain. Je ne rejoignais pas ces détracteurs et hier soir les Reds ont furieusement prouvé que « L’envie » faisait bien partie de leur patrimoine. Cette victoire acquise au mental même si elle ne bouleverse pas le classement nous prouve que les Reds ont bien retrouvé la clef qui permet d’ouvrir « Les portes du pénitencier », j’entends par là ce petit groupe de possibles relégables coincé pour l’instant dans un purgatoire transitoire.
Ma première réaction hier soir fut de me dire que cette victoire a été acquise dans la douleur. Et puis finalement avec un peu de recul je ne suis plus d’accord avec moi-même (et oui ça arrive). Car oui la peur et la frayeur ont fait partie du scénario hier soir. Quand on passe de +19 à +1 point, c’est un peu normal. Mais en fin de compte je me demande si cette peur là ce n’est pas que nous, le public, qui l’avons éprouvée.
A bien ma souvenir des attitudes des joueurs sur le terrain, même quand ils se sont «pris » un 14/0 et bien ils n’ont pas paniqué, ils n’ont pas abdiqué, ils sont restés concentré sur leur objectif même si la réussite leur a fait défaut, même si le compteur des fautes s’emballait, même si Vanves opposait une défense implacable.
Le match avait démarré tout doucement, le 10/11 du premier quart temps ne donnait aucune indication sur la façon dont le match allait se dérouler. Au bout de trois minutes dans la deuxième période je me disais que les fautes allaient nous handicaper (Bernard en avait déjà trois et Samuel et Matthias 2 chacun), et offensivement ça n’allait guère mieux (17/16). Et puis la fougue de la jeunesse est venue bouleverser ce petit train-train, on a retrouvé Valentin comme on l’avait vu sur le deuxième partie de la saison dernière. Il a apporté un souffle au sein du groupe et du match qui a permis à Pornic de prendre un peu d’air et de rejoindre les vestiaires avec 8 points d’avance. Le fameux troisième quart temps est arrivé, vous savez celui qui ne nous réussit pas normalement. Et bien hier le PBSM est sorti du piège traditionnel et a assuré une maitrise parfaite de cette période, réussissant même à porter leur avance à 17 points à l’issue de celle-ci, Vincent ayant décidé d’imiter Valentin dans ses œuvres. Mais il est vrai qu’hier soir beaucoup d’habitudes ont été bouleversées, dans le cinq de départ, dans les rotations, dans l’approche du match, le PBSM est sorti des sentiers battus pour surprendre ces adversaires. Et nous voilà à l’approche de l’ultime période avec un petit pécule d’avance mais aussi avec un compteur de fautes très alourdi. Pornic ne peut plus défendre de façon agressive au risque d’avoir du mal à finir le match et du coup Vanves en profite et c’est comme cela qu’on se retrouve à 4’45’’ de la fin avec plus qu’un seul petit point d’avance au compteur. Les trois dernières minutes furent terribles je pense pour chacun d’entre nous, l’écart oscillant entre 1 et 3 points. Moi personnellement je n’ai repris mon souffle qu’à 30 secondes de la fin quand les Reds ont repris des couleurs au score : 74/67. Et c’est ainsi que les Reds ont conquis et non arraché leur victoire.
Ce que j’ai aimé hier soir plus particulièrement c’est l’attitude.
C’est l’attitude sur le terrain des garçons, c’est ce poing rageur et serré que je n’ai cessé de voir tout au long du match, ce sont ces regards entre joueurs, regards de satisfaction, de remerciement et de complicité après une bonne passe, un bon rebond ou un bel écran.
C’est l’attitude en dehors du terrain, c’est ce public qui hier soir a été le 6ème homme, d’ailleurs finalement le public a joué tous les rôles du 6ème au 10ème homme. D’ailleurs les Reds j’ai une question : vous les avez entendu, vous nous avez entendu ?
Ce que je n’ai pas aimé, tout du moins ce que j’ai regretté car on n’y peut rien, c’est l’absence sur le terrain pour blessure de François. J’aurais aimé que cette victoire il puisse la vivre et la partager d’une façon différente. Dans ce contexte particulier qu’était le 70ème anniversaire du club, deux joueurs représentent à la fois les valeurs du club et une partie de son histoire. Le premier c’est Aurélien Gobin, parce que c’est un joueur qui souligne deux choses importantes : la première l’importance de la formation au sein d’une association sportive et la seconde parce l’engagement de sa famille au sein du club retranscrit bien l’histoire particulière de chaque bénévole. Le second c’est François Gomez, parce qu’il est le dernier joueur encore présent dans le groupe N2 et qui a vécu l’accession du club à ce niveau sur la saison 2009/2010. Au-delà du côté sportif il y a aussi l’aspect humain, et François est également un garçon qui représente bien le rapport de proximité que le club continue à faire vivre entre son équipe première et son public. C’est un joueur vers lequel public jeune ou moins jeune se tourne à l’issue du match et François ne se dérobe pas à ces échanges.
Hier soir il y a eu du suspens, de la tension mais il y a aussi eu de l’émotion. La rétrospective organisée par le Club a renvoyé beaucoup d’entre nous vers le passé. Quel que soit notre âge nous avons devisé avec nostalgie devant les panneaux photos, nous remémorant notre jeunesse et ce qui a suivi.
Hier soir une jeune fille a eu les yeux qui ont brillé de fierté lors d’un tour d’honneur alors qu’une moins jeune a eu les yeux qui ont brillé de larmes retenues.
Être impliqué dans une association qu’elle soit sportive ou non c’est se retrouver au sein d’une famille élargie.
Alors merci à la famille du Pornic Basket Saint Michel de nous faire vivre des moments comme hier soir.

PBSM / LAVAL


Et bien vous savez quoi je vais écrire sur un match que je n’ai pas vu, je vais écrire sur un match que j’ai « vécu » à 500 kilomètres de distance derrière mon écran d’ordinateur en suivant le live du score sur le site du Pornic Basket Saint Michel.
Suivre un live c’est l’enfer mais heureusement dans le cas présent après l’enfer vient la délivrance.
C’est l’enfer parce qu’on est dans l’imagination et dans l’attente pendant les 40 minutes.
Alors ma première réflexion lors du premier quart temps a été de me dire que les Reds n’avaient pas manqué leur entame de match. Le 2nd  quart temps a confirmé cette bonne impression et j’étais rassurée de cette légère avance de 6 points, qui à mes yeux n’était pas négligeable au vu du joli parcours de Laval en ce début de saison. La mi-temps est arrivée et j’imaginais tout le monde quitter la salle et les bénévoles à fond dans leurs occupations. Moi je la trouvais longue cette mi-temps alors qu’à Pornic je trouve toujours que cela passe trop vite et que je n’ai pas le temps de faire tout ce que je veux. Bon je me suis dit il ne faut pas qu’ils se loupent nos Reds à la reprise et je me disais oh la la à 8 ils doivent être dans la débauche d’énergie pourvu que cela tienne.
Le 3ème quart temps démarre et là je vous l’avoue j’ai eu peur, non seulement les Reds perdent leur avance mais Laval les remonte et les dépasse (51-54), heureusement un petit 9/0 remet les pendules à l’heure (60-54), ce qui contraint Laval à prendre un temps-mort. Je me dis c’est là, ça passe ou ça casse et au retour du temps-mort je vois que Pornic ne lâche rien et remet 4 points au compteur (64-54). A ce moment-là je me dis c’est bon et c’est bon signe. Ce n’est peut-être que 10 points d’avance et cette avance peut effectivement fondre comme neige au soleil, mais ces 10 points là, ce 13/0 infligé à leurs adversaires, pour moi qui suis loin c’est le signe que ce soir les garçons ne vont rien lâcher et qu’il y a un état d’esprit de guerrier. L’entame du 4ème quart temps me prouve que les intentions sont là puisque je vois que les Reds mettent 2 paniers primés à suivre (70/54). Ensuite je me fais une petite frayeur en lisant que Yannick se blesse alors que je n’ai aucune idée du temps qui reste. Mais j’ai tort de m’inquiéter puisque Pornic s’impose.
A la découverte du panneau d’affichage, je l’interprète. Je vois que Cédric a bien repris sa place et qu’il a sorti l’artillerie, que Vincent l’a suivi dans cette voie, que l’impression que François m’avait faite samedi dernier se confirme, que Corentin semble aussi trouver sa place et cela me fait plaisir, je me dis que nos intérieurs ont dû être bien secoués et je croise les doigts pour que la blessure de Yannick ne soit pas grave et pour ceux que je n’ai pas cité je sais très bien que l’apport de chacun ne se mesure pas qu’en nombre de points.
Au moment où j’écris ces lignes, je ne sais pas si c’est une victoire dans la douleur mais connaissant ces garçons je sais que c’est une victoire dans l’unité et le combat et j’en suis heureuse.
Je suis heureuse de cette victoire, je ne suis pas heureuse de ne pas l’avoir vue.
Je suis heureuse car je pense que cela devait être un sacré spectacle et en tous cas c’est une sacrée performance, alors que les victoires de prestige seraient chères à décrocher cette saison.
Je suis heureuse du sursaut d’orgueil, de fierté ou peut-être tout simplement de confiance de cette équipe.
Je suis heureuse parce que je me dis que vous les supporters ce soir vous êtes peut-être tombés amoureux de votre équipe non ?
 
Reims , 00h09
Calais, le 07/10/2017
Ce n’est jamais facile d’écrire un lendemain de défaite, il n’y pas de sentiment euphorique qui vous aide à trouver les mots. L’avantage que j’ai dans l’écriture de ma chronique c’est que je peux vous parler aussi bien du côté sportif et technique de la rencontre que des aspects extra sportifs. Alors vous pensez bien que je ne vais pas faire mon Eugène Saccomano et vous refaire le match car je préfère l’oublier. Il n’y a pas ou peu d’enseignements à tirer de la rencontre d’hier soir. Moi qui avais déjà préparé le titre suivant en cas de victoire Pornicaise « Pornic embraye à Calais » j’ai dû me résoudre à choisir « Pornic sombre à Calais ». Tel un bateau à la dérive le Pornic Basket Saint Michel s’est échoué sur les côtes Calaisiennes, un naufrage à défaut d’un massacre.
Le premier quart temps fut fatal aux Reds, on ne se remet pas d’un -23 points, ou si cela arrive cela tient à un mental de guerrier. Et hier soir mes Reds vous n’étiez pas des guerriers, désolée de vous le dire, on est pas fâché hein ?  Mais vous n’y étiez pas du tout. Je n’ai pas envie de parler de résignation (je ne vais pas en rajouter une couche) mais clairement vous avez tout subi sans y croire et sans être libérés. Allez je sais que vous êtes des joueurs intelligents mais peut-être qu’hier soir il fallait oublier le cérébral et laissez parler les tripes. Il fallait de l’envie mais cette envie vous avait déserté peut-être à cause de la fatigue peut-être à cause d’un sentiment d’échec dans ce premier quart temps. C’est clair que quand on voit plus de 20 points vous passer sous le nez à cause d’un ballon qui fait le tour de l’arceau et ressort, telle une bille à la roulette qui ne veut pas s’arrêter sur le bon numéro, on se dit qu’on est marabouté. Dans une situation d’échec on a deux options : rester à terre ou se relever et continuer. Hier vous ne vous pas êtes pas relevés. Alors plus jamais ça s’il vous plait. Comme je vous aime beaucoup, j’essaye toujours de trouver quelque chose de positif à chaque rencontre que ce soit à titre individuel ou collectif et  même des fois j’essaye de vous trouver des excuses. Alors oui le trajet et les blessures ont dû peser dans la balance mais il était ou l’esprit « Fight and Win » hier soir ? D’ailleurs cette accumulation de petits ou gros bobos m’inquiète un peu, il faut croire que la dureté du parquet Pornicais laisse vraiment des traces sur vos os et muscles. Bon allez je suis déçue, mais pas au point de regretter d’avoir fait le déplacement. Alors finalement pour conclure j’ai envie d’aborder l’extra-sportif. J’ai envie de vous parler du mot Merci qui a été prononcé plusieurs fois hier soir. Tout d’abord par le speaker de la salle qui a pris le temps de saluer l’investissement de Christelle et Frédéric, les valeureux conducteurs des minibus pour ce long déplacement et qui a salué la présence des quelques supporters Pornicais et moi à titre personnel je retiendrai ce geste d’un d’entre vous qui m’a étreint la main m’a dit « Merci d’être la ». Alors oui je suis là et je ne suis pas la seule, alors pour moi et pour les autres, pour vos supporters et pour les bénévoles, s’il vous plait, je vous le redis  « Plus jamais ça » et en punition je vous somme de regarder en boucle « La Reine des Neiges » et de vous imprégner du refrain « Libérés Délivrés ».
Pornic: 30/09/2017
Alors mes amis supporters, vous allez comment aujourd’hui ? J’espère que vous êtes heureux et satisfaits de cette première victoire de nos Reds hier soir ? Une victoire qui vous l’avez vue a un effet incroyable et immédiat sur le classement, un bond de la 14ème à la 10ème place.
Si j’en parle c’est parce qu’en début de championnat, on ne cesse de vouloir juger les situations trop rapidement et hâtivement. Je sais bien que nous étions nombreux à attendre que Pornic débloque son compteur et bien c’est chose faite et d’une façon ou d’une autre il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs ou bien encore compter les bouses avant la fin du marché.
Moi très honnêtement tant que la phase aller ne sera pas terminée, je ne ferai pas de pronostics sur le niveau de ce groupe dans la poule. En attendant il faut se battre pour décrocher les victoires accessibles et soigner son point average mais entendre déjà parler de relégation au bout de trois journées me semble déplacé.
Mais allez revenons au basket et un premier chiffre : 84.
84 secondes, c’est le temps pendant lequel Juvisy a eu l’avantage sur Pornic, cela montre l’ascendant que les Reds ont eu sur le cours du match. Dès le milieu du 1er quart temps, Pornic comptait 6 points d’avance, ce qui contraignit le coach de Juvisy à prendre un temps mort, finalement celui-ci fût plus profitable à nos Reds qu’à ses joueurs puisque les Pornicais réussirent à porter leur avance à 15 points à l’issue de cette première période. La seconde période fût un exercice de maîtrise pour les Reds à l’exception des 2 dernières minutes de jeu ou ils payèrent cash toute faute commise ce qui permit à Juvisy d’arracher la victoire du quart temps mais aussi de réduire l’écart à 10 points avant de regagner les vestiaires.
De retour sur les parquets, Juvisy s’accrochait et réussissait même à revenir à 7 points à la 3ème minute (50/43) mais Pornic se remettait en ordre de marche et portait son avance à 18 points quand le corps arbitral sifflait la fin de la 3ème période. Je pense qu’à ce moment-là je n’étais pas la seule à penser que le plus dur était fait. Mais c’était sans compter l’envie de Juvisy de décrocher qui venait aussi chercher sa première victoire sur nos terres. Par trois fois nos adversaires ont réussi à revenir à 8 ou 9 points mais heureusement ils furent freinés dans leur élan soit par Cédric qui les assomma avec ses tirs primés soir par Yannick omniprésent sous leurs filets.
Mais finalement tout se termina bien et ils vécurent heureux leur soirée d’après match et eurent leurs 3 points de la victoire.
J’ai commencé par des chiffres, je vais finir par des chiffres, des bons comme des moins bons :
- 23 : c’est le nombre de balles perdues par nos Reds hier soir, ça ce n’est pas bon comme chiffre, je pense qu’ils vont en attendre parler.
- 23 : le numéro de Bernard MPOY hier soir, un joueur qui apporte 22 points à son équipe, prend 17 rebonds et fait commettre 7 fautes à ses adversaires ce qui lui fait une évaluation personnelle à 38, moi je dis Chapeau Monsieur
- 93 : c’est l’évaluation collective de nos Reds hier soir, et c’est plutôt pas mal voire même de bon augure pour la suite, cela veut dire que les fondations du groupe ont pris.
Bon je vous dis à la semaine prochaine pour le live contre Calais, je souhaite aux blessés de se remettre rapidement et bonne semaine à tous.
Miss Sophie
P. S : Vincent il va falloir améliorer le cadrage des selfies de la victoire, tu as perdu la main je trouve
Poissy, le 23/09/17
 
Dans la défaite il y a toujours des petites victoires. Je sais cela peut paraître incroyable d’avoir ce genre de raisonnement après la 3ème défaite des Reds hier soir à Poissy mais je suis une incurable optimiste. Alors vous avez sans doute suivi le live sur le site hier soir mais derrière des chiffres il est difficile de se faire une idée du match. Alors voilà ce que j’en ai retenu. Bon en première mi-temps on n’a pas existé du tout, pas de présence au rebond, absence de défense et balles perdues en veux-tu en voilà. De fait les Pisciacais en ont profité et oui c’est comme cela qu’ils s’appellent et les habitants de Puteaux s’appellent les Putéoliens et les habitants de Chambourcy, ville voisine, s’appellent les yaourts (non je plaisante les gens de ma génération comprendront). Donc Poissy, plutôt en réussite d’ailleurs, a vite creusé l’écart bien supporté par son sixième homme : le public. Non je plaisante, c’était d’une tristesse cette salle. Pourtant elle est belle et bien conçue mais comme me l’a souligné un autre supporter pornicais « Ici ils viennent à la salle comme au théâtre, ils sont assis et regardent mais ne participent pas », ce qui fait que le public en délire bah cela n’existe pas en région parisienne à ce niveau. Et voilà nos Reds qui repartent au vestiaire avec 16 points de retard. Bon nous on va à la buvette : 2 m de long, 1 bière en canette et un gobelet de coca = 4 euros. Heureusement que l’entrée est gratuite par contre. Et de retour sur les parquets les Reds sont animés de bien meilleures intentions : une défense soudée, la main baladeuse pour chiper quelques ballons et une présence au rebond. En face Poissy qui avait peut-être cru avoir fait le nécessaire n’envoie plus de lourd ni d’envie. Les Reds grignotent leur retard et se sentant en confiance se font confiance. On voit enfin le Groupe émerger. 10 belles minutes qui redonnent de la voix aux supporters Pornicais (merci aux familles et amis des joueurs qui ont profité de la venue des Reds à Poissy pour venir se poser dans les tribunes et les encourager). Et c’est comme cela que Pornic revient à 2 points à l’issue du  3ème quart temps. On sent tous que tout est jouable mais qu’il faut bien commencer l’ultime période. Manque de chance, cette entame fût catastrophique. Poissy inflige un 7/1 dont Pornic aura du mal à se remettre, les Reds reviennent à 5 points mais la sortie pour 5 fautes de Yannick rompt ce fragile équilibre. Poissy reprend 10 longueurs d’avance, il ne reste plus à Pornic qu’à essayer de limiter la casse et à tenter de réduite l’écart pour soigner le point average. Leurs efforts seront ralentis par la table de marque qui fait erreur sur erreur, une fin de match très hachée.  Donc voilà Pornic qui repart avec une troisième défaite, moi qui pressentait la première victoire, échec sur toute la ligne, ce n’est pas demain que je pourrais me recycler en Madame Irma la Voyante.  Bon une défaite mais ce n’est que la troisième journée, pas encore le moment de faire des calculs d’apothicaire. Moi ce qui m’a rassuré c’est ce groupe vu pendant tout le 3ème quart temps et aussi durant quelques minutes durant l’ultime période. Et c’est ce groupe là que je veux voir Samedi prochain et c’est ce groupe là que nous devrons supporter dans une semaine contre Juvisy.